Ce test dépiste le Covid-19 dans les glaires en 30 secondes

27 Oct 2020 - Carlito

0 commentaire(s)
© fernandozhiminaicela – Pixabay

L’Iran est-il parvenu à inventer le test non-invasif le plus efficace ? Alors que le nombre de malades du COVID-19 continue de gonfler en Europe et dans d’autres régions du monde comme ce pays du Moyen-Orient, les techniques de dépistage sont de plus en plus mobilisées pour estimer avec précision l’ampleur de la pandémie. Aujourd’hui, plusieurs techniques différentes existent mais la plupart sont invasives. Le test PCR (qui reconnaît spécifiquement les caractéristiques génétiques des particules virales) demande, par exemple, que le patient accepte qu’un écouvillon plonge dans ses narines jusque dans son pharynx. Les tests sérologique et antigénique nécessitent une prise de sang – afin d’analyser si celui-ci comporte des anti-corps spécifiquement fabriqués contre le COVID-19, dans le premier cas, ou s’il présente des structures moléculaires typiques du virus. Gizmodo rapporte que des chercheurs de l’université de Téhéran sont parvenus à trouver une alternative.

Mohammad Abdolahad et ses collègues ont pris comme objet de test non pas la salive ou le mucus nasal mais les expectorations bronchiques, aussi appelées glaires. Celles-ci sont produites par une toux grasse, capable de décrocher le mucus collé aux parois respiratoires. Après plusieurs grandes inspirations et un rinçage buccal, le patient expectore et crache donc des glaires. Les chercheurs iraniens utilisent alors une électrode constituée de plusieurs tubes capables de détecter le taux de molécules d’oxygène chargées électriquement contenus dans les glaires. En effet, une inflammation des poumons et des bronches entraînent la formation de molécules appelées « dérivés réactifs de l’oxygène » (comme l’O2) ou ROS. Selon les chercheurs, une inflammation due à une infection au COVID-19 se traduit par une concentration très précise de ROS, qu’ils ont pu mesurer auprès de 300 patients, positifs ou négatifs au COVID-19. L’électrode serait capable de détecter la concentration spécifique de ROS en moins de 30 secondes. Leur système, appelé RDSS (pour ROS Detector in Sputum Sample), n’est actuellement exploité que par quelques hôpitaux de la capitale iranienne. Mais alors que la grippe saisonnière pointe le bout de son nez, un tel système non-invasif pourrait commencer à faire ses preuves à l’international et permettre de différencier plus facilement les deux virus.

Ce test dépiste le Covid-19 dans les glaires en 30 secondes