De nombreux sites français victimes de « cyberattaques en défiguration »

26 Oct 2020 - Carlito

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Crédits : Mika Baumeister via Unsplash

Une vague de cyberattaques est actuellement en cours dans l’Hexagone, comme l’indique le compte Twitter officiel de cybermalveillance.gouv.fr. De « nombreux sites Internet français » seraient visés, même si leurs noms ont, pour l’heure, été gardés secrets. D’après les informations de FranceInfo, cette cyberattaque viserait des sites de mairies, pharmacies ou de recettes de cuisine. Aucun site gouvernemental d’ampleur ne serait concerné.

A priori, il s’agirait de « cyberattaques en défiguration », comme le précise la cellule du gouvernement spécialisé dans la cybermalveillance. Il s’agit d’une attaque reposant sur les vulnérabilités connues des sites victimes, avec pour but de provoquer une altération de l’interface d’un site et d’y insérer des revendications, ou des informations qui n’y auraient pas leur place. Les hackers auraient ainsi inséré des messages de propagande anti-Français ou pro-Islam sur les pages d’accueil des sites compromis, accompagnés de caricatures d’Emmanuel Macron. L’attaque survient peu après que celui-ci ait promis de garantir le droit à la caricature, ce qui a amené à une intense vague de boycott de produits français au Proche-Orient et sur les réseaux sociaux. Le lien entre ces attaques et ces propos n’est toutefois pas encore clairement établi.

Les recherches se poursuivent pour chasser les hackers de ces sites et retrouver leur piste. Toujours d’après FranceInfo, la plupart des attaques proviendraient du Bangladesh, mais il ne pourrait s’agir que d’un relai et absolument pas d’une confirmation que les hackers s’y trouvent. Ces attaques seraient néanmoins essentiellement dirigées vers des sites qui présentent des vulnérabilités flagrantes, et n’ont rien à voir avec les cyberattaques se revendiquant de l’islamisme radical qui avaient touché près de 20 000 sites en France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, début 2015.

De nombreux sites français victimes de « cyberattaques en défiguration »