Facebook n’a sans doute pas peur du boycott de Coca-Cola, Levis et Starbucks

3 Juil 2020 - Carlito

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Crédits : Kon Karampelas via Pixabay

Coca-Cola, Levis, Starbucks, Unilever, Ford… Au total, ce sont près de 200 annonceurs qui ont décidé de boycotter Facebook et de ne plus acheter d’espace publicitaire sur la plateforme. Cette initiative a été lancée par plusieurs ONG et associations, qui dénoncent la politique trop laxiste des réseaux sociaux quant aux discours raciste et haineux qui prolifèrent sur les plateformes. La campagne, baptisée « Stop Hate for Profit », sous l’impulsion, entre autres, de la Ligue antidiffamation (ADL) et l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP), appelait les marques à boycotter à ne plus commander d’espaces publicitaires sur Facebook durant le mois de juillet. Cet appel a été énormément suivi, si bien que le mouvement recense désormais des centaines d’enseignes de renom, engendrant une campagne de boycott publicitaire sans précédent pour le réseau social. Résultat : la firme fondée par Mark Zuckerberg a perdu près de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière sur les marchés durant le week-end, avant de récupérer 10 milliards ce lundi.

🚨 Appel aux annonceurs publicitaires 🚨

Faites valoir vos aspirations à moins de haine et d’intolérance sur Facebook. Affirmez vos valeurs morales et éthiques, rejoignez la campagne de #StopHateForProfit et suspendez vos publicités Facebook en juillet ! 🌞💕pic.twitter.com/KvmCDXqAF0

— Sleeping Giants FR (@slpng_giants_fr) June 22, 2020

De quoi faire changer de cap à Facebook ?

Zuckerberg, toujours fidèle à son credo de garantir la liberté d’expression sur Facebook, a simplement annoncé quelques concessions en fin de semaine dernière, notamment l’interdiction de diffuser des publicités incitant à la haine, ou la possibilité de signaler des messages de ce type, à la manière de Twitter.

Il faut dire que Facebook n’a pas nécessairement besoin de ces grands annonceurs pour continuer à générer du profit, puisqu’il compte plus de 7 millions d’annonceurs sur ses plateformes, en grande majorité des PME. Au pire, la firme devrait simplement accuser une légère perte de revenus sur le mois de juillet, avant un retour à la normale. Il est en effet peu concevable que les grandes marques ne reviennent pas sur Facebook passé l’engouement initial du mouvement, alors que le réseau social représente une aubaine marketing grâce à la possibilité de cibler très précisément une audience, sans compter ses quelques 2,6 milliards d’utilisateurs à travers le monde.