La hotline “anti-fraude” de Trump est submergée par les canulars téléphoniques

10 Nov 2020 - Carlito

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Crédits : geralt / Pixabay.

L’équipe de campagne de Donald Trump aurait dû s’en douter. Depuis qu’elle a installé une hotline permettant de signaler d’éventuelles fraudes électorales, elle est inondée de canulars téléphoniques. Selon le média américain ABC, le dispositif serait devenu un “cauchemar” pour les équipes qui se retrouvent à répondre à des appels de “personnes qui se moquent d’elles et les narguent avec la victoire de Joe Biden avant de raccrocher”.

Les comédiens eux-mêmes n’ont visiblement pas résisté à l’envie de titiller les responsables de la hotline. “J’ai vu un homme entrer dans un bâtiment. Il portait un chapeau noir, un masque noir un tee-shirt rayé et une cravate rouge. Il marmonnait en sortant du bâtiment comme un cambrioleur. Je pense que c’est certainement un Antifa. Puis-je parler à Rudy Guiliani ? ” peut-on ainsi entendre le comédien Alex Hirsh raconter à son interlocutrice avant que celle-ci ne comprenne et lui raccroche au nez.

Comme l’explique cet excellent récapitulatif du Monde, les nombreuses accusations de fraudes électorales lancées par le président et ses partisans à l’encontre du vainqueur de l’élection Joe Biden et de son camp ne s’appuient pour l’heure sur aucun élément solide. Le démocrate a visiblement décidé de ne pas prêter trop attention à ces attaques et de se concentrer sur ses chantiers prioritaires. Il a notamment dévoilé la liste des membres du comité qui aura la lourde tache d’imaginer un plan pour lutter contre la crise sanitaire et économique du pays. On s’attend à ce que Biden se prononce aujourd’hui sur la protection santé (l’Obamacare). Donald Trump refuse quant à lui toujours d’admettre sa défaite et a prévu de nombreuses actions en justice. Beaucoup d’experts estiment cependant qu’il est peu probable que ces procès aboutissent vu le score obtenu par le démocrate.

Reste à voir quelle attitude adoptera Donald Trump dans les semaines qui viennent. Jusqu’à présent, aucun candidat américain perdant n’a refusé de reconnaitre sa défaite. Mais même si l’actuel président américain ne se pliait pas à cette « tradition », cela ne changerait pas grand chose pour Joe Biden. Il n’est pas nécessaire que Trump le reconnaisse vainqueur pour que la passation de pouvoir s’opère.

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