La moitié du travail pourrait être assuré par des robots en 2025

30 Oct 2020 - Carlito

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Gerd Altmann – Pixabay

La robotisation et l’automatisation du travail sont des phénomènes qui existent depuis les premières ères industrielles et ils ont déjà considérablement impacté le monde de l’emploi et de l’industrie dans le monde entier. Mais les progrès sont exponentiels et l’intelligence artificielle a ajouté son grain de sel au monde du travail. Paradoxalement peu visibles car elles s’effectuent sur le temps long, ces métamorphoses économiques et industrielles sont néanmoins évaluables grâce à des études réalisées à grande échelle par des Think Tank comme le Forum Economique Mondial (FEM, « Forum de Davos » pour les intimes). Dans un de leurs rapports publié récemment, le FEM alerte sur l’utilisation toujours plus importante de robots et de techniques d’intelligence artificielle dans presque tous les secteurs d’activités.

Réalisée sur les 300 entreprises les plus puissantes au monde (8 millions d’employés), cette étude tire notamment la conclusion qu’il y aura presque autant d’emplois créés par les nouvelles technologies robotiques et informatiques que d’emplois détruits par ces mêmes technologies. La moitié des patrons interrogés estiment même que l’automatisation du travail va considérablement s’accélérer dans les prochaines années. La répartition du travail pourrait atteindre le 50/50 entre humains et robots dans beaucoup d’entreprises. Les premiers conserveront un emploi grâce à des compétences dites « humaines » hautement qualifiées (communication, conseil, stratégie…). Les seconds remplaceront la plupart des métiers manuels et répétitifs (traitement des données, travail administratif, travaux manuels etc.)

Cette accélération du phénomène d’automatisation des tâches n’est pas étrangère à la crise du coronavirus : les chefs d’entreprises ont été forcé de recourir aux nouvelles technologies durant la crise sanitaire et c’est une habitude qui pourrait perdurer après la tempête épidémique. D’autant plus que la crise va entraîner une récession économique considérable et de plus en plus d’emplois perdus ne seront jamais récupérés. Il s’agit notamment des métiers les moins qualifiés et les plus précaires. Bref, le bilan du FEM est très pessimiste et appelle les gouvernements à anticiper cette « révolution » en protégeant les plus fragiles.

La moitié du travail pourrait être assuré par des robots en 2025