Pourquoi le lancement de la fusée Vega a échoué

17 Nov 2020 - Carlito

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Crédits : Arianespace / CNES.

Cette nuit, aux alentours de trois heures du matin en France et 23h sur place en Guyane, la société française Arianespace a lancé sa fusée Vega (à ne pas confondre avec les anciennes sondes spatiales soviétiques), chargée de mettre sur orbite deux nouveaux satellites. Malheureusement, seulement huit minutes après un décollage réussi (voir la vidéo ci-dessous), la fusée a été perdue et la mission, au nom de code VV17, a donc échoué. D’après les quelques premières informations partagées par Arianespace (et relayées par Le Parisien), sa fusée légère Vega aurait subi une déviation de trajectoire irrémédiable après une anomalie de propulsion. En effet, son moteur Avum – positionné au quatrième étage de l’appareil et donc situé juste sous la coiffe renfermant les précieux satellites – aurait démarré trop abruptement. Des télémesures seraient en cours pour en préciser les raisons. Elles sont l’objet d’une conférence tenue actuellement par le PDG d’Arianespace, Stéphane Israël, au Centre spatial Kourou, en Guyane.

Selon Le Parisien, ce n’est pas la première fois qu’une fusée Vega est responsable d’une défaillance – comme ce fut le cas durant l’été 2019. Cette année, face à la pandémie de COVID-19 et une météorologie capricieuse, la fusée n’a effectué que deux lancements (sur les sept, au total, réalisés cette année par Arianespace). « Cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier très difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue, a réagi Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre national d’études spatiales), dans un communiqué. Les équipes vont immédiatement se remettre au travail pour analyser, comprendre et corriger les causes de cette défaillance afin de repartir en vol dans les meilleurs délais. »

Des années de travail perdues en quelques minutes

Avant cet échec, la mission VV17 avait pour but d’envoyer deux satellites de recherche à 700 kilomètres d’altitude de la surface de la Terre. Le premier, appelé TARANIS (Tool for the Analysis of RAdiation from lightNIng and Sprites) en référence au dieu gaulois de la foudre, avait été le fruit de quinze ans de travail de la part des ingénieurs et chercheurs français du CEA (Commissariat à l’énergie atomique), du CNRS (Centre national de recherche scientifique) et du CNES. Il avait pour but d’observer les phénomènes électromagnétiques lumineux et transitoires attachés aux orages. Il aurait été le premier à s’y attarder entre seulement 20 à 100 kilomètres d’altitude au-dessus des éclairs. Le second, d’un poids de 750 kg, aurait été le premier satellite d’observation espagnol, pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA). L’objectif du satellite SEOSAT-Ingenio était de fournir des informations cartographiques en haute résolution, pour « de l’affectation des terres, de la gestion urbaine, de la gestion des ressources en eau, de la surveillance environnementale et de la gestion des risques et de sécurité. »


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