[Test] Call of Duty Black Ops Cold War : une guerre froide qui réchauffe le cœur

16 Nov 2020 - Carlito

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Entrée en matière relativement logique pour tout joueur de Call of Duty, la campagne solo fait donc son grand retour cette année. De manière assez originale, celle-ci vient en quelque sorte s’intercaler entre celle de Black Ops premier du nom (2010) et celle de Black Ops 2 (2012). De manière on ne peut plus normale, des parallèles peuvent être faits avec ces précédents opus et on recroise des personnages bien connus des amateurs, mais notez bien qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait les anciens Black Ops pour profiter de la nouvelle campagne. On y incarne d’ailleurs un personne « tout neuf ».

Surnommé “Bell”, il est à créer en début de partie afin de lui donner un peu d’épaisseur et quelques aptitudes de base avec un petit bonus en santé ou une plus grande maîtrise du recul des armes. Il n’est évidemment pas question d’une phase aussi riche que sur un jeu de rôle, mais il est amusant de voir que les autres personnages peuvent faire référence à certains des choix réalisés au moment de la création de “Bell”. Cela apporte un peu de profondeur bienvenue. Et cela se sent à de multiples niveaux tout au long d’une campagne qui sort des sentiers battus (et rebattus) sur les précédents Call of Duty.

Dans cette campagne, nous rejoignons l’équipe de Russell Adler, dont le physique est plus qu’inspiré de Robert Redford (on peut même parler de sosie). Aux côtés de têtes connues comme Hudson, Mason ou Woods, et de nouveaux comme Park, nous remontons la piste de Perseus, un super-agent soviétique toujours présent lorsque la menace nucléaire est au plus haut. Il est sur le point d’acquérir une tête nucléaire qu’il menace de faire exploser : cela tuerait des millions de personnes et plongerait le monde dans une inévitable Troisième Guerre mondiale que le Président Reagan – oui, on le voit « en vrai » – cherche à éviter.

Une « traque » qui passe bien sûr par certains morceaux de bravoures comme cette poursuite sur les toits de Berlin, mais aussi par des moments plus posés, plus calmes. On notera par exemple l’originalité de la planque de notre équipe : là, un tableau noir permet d’afficher les différentes missions déjà réalisées / encore à faire et surtout les preuves qui leur sont liées. L’idée est d’apporter un peu de contexte à cette campagne très ancrée historiquement parlant et de donner une petite liberté d’action au joueur. En effet, en plus du fil conducteur et de ses missions « principales », on retrouve plusieurs missions « secondaires ».

Des missions moins importantes bien sûr et que l’on peut tout à fait zapper. Reste que leur accomplissement permet d’orienter le jeu et de modifier légèrement la conclusion de la campagne. Pour partir avec les meilleures chances sur ces « secondaires », il est important de récupérer un maximum de données durant les « principales ». On le récolte comme n’importe quel collectible dans un jeu en monde ouvert et elles s’ajoutent au tableau noir. Là, de petites énigmes, des recoupements peuvent être faits pour voir dans quelle direction avancer. Rien de sorcier, mais ça change agréablement du « boom-boom pan-pan » des autre Call of Duty.

Back in the U.S.S.R.

L’originalité se ressent également dans les missions « principales ». On ne coupe pas bien sûr aux séquences de poursuite, aux fusillades et aux passages à bord d’un véhicule ou derrière une tourelle mais on peut aussi compter sur des moments plus posés. Non content de venir varier le rythme de la campagne, ces missions sont vraiment bien fichues et, paradoxalement, peut-être même plus réussies que les moments d’action pure. Mention spéciale pour ce passage dans le bâtiment de la Loubianka qui abrite le Q.G. du KGB à Moscou. Dans la peau d’un agent double, on doit recueillir des informations sans éveiller les soupçons du pouvoir soviétique qui cherche à débusquer une taupe – nous – et renforce donc les mesures de sécurité.

Un passage qui est aussi l’occasion de croiser le camarade Mikhaïl Gorbatchev aussi bien rendu que le sieur Reagan. Parmi les autres moments marquants de cette campagne, on évoquera sans trop en dire cette mission sur un terrain d’entraînement soviétique reproduisant une rue américaine avec sa salle d’arcade et ses bornes des années 80… Activision bien sûr ! On évoquera également cette avant-dernière mission particulièrement déconcertante où l’on avance sous l’empire de substances hallucinogènes. Enfin, sans en révéler quoi que ce soit, impossible de passer sous silence ce final, ou plutôt ce triple final avec une conclusion qui sera donc liée aux actions réalisées / manquées durant la campagne et relativise grandement l’aspect stéréotypé des Call of Duty.

Soulignons également l’ambiance excellente qui règne durant toute cette campagne avec une influence 70s et 80s évidemment très marquée : les environnements, les tenues des personnages et la bande originale sont à l’image de ce que l’on peut attendre d’un tel retour dans le passé. Très réussi. Sans atteindre l’exceptionnel, Treyarch a fait du bon boulot et c’est un plaisir de retrouver une campagne solo de ce niveau… à ceci près qu’elle reste diablement courte. Même en poussant nettement le niveau de difficulté, il ne faut guère compter plus de 7-8 heures avant de voir apparaître les crédits. Au moins, on ne se sera pas ennuyés ! Certains éléments sont toutefois moins réussis notamment cette intelligence artificielle incapable de vraiment réagir aux actions du joueur. Tout joueur de Call of Duty y est habitué, mais il est dommage de voir que le règne du script est toujours d’actualité. On observe régulièrement des soldats qui ne comprennent même pas que nous les avons contournés. Cela ne vient toutefois pas gâcher la bonne impression d’ensemble… Bonne impression qui se confirme même avec le mode multijoueur.

Là, Treyarch n’a pas versé dans l’originalité débridée et s’est d’abord contenté de reprendre tout ce qui a fait le succès de la franchise ces dernières années : des modes tels que Control, Domination, Hardpoint et Kill confirmed sont donc toujours de mise. Très sympa, le mode Fireteam fait son apparition de même que le VIP : le premier impose, avec 40 joueurs répartis en 10 équipes, de faire exploser un maximum de bombes dans le temps prévu alors que le second reprend l’ancestrale formule de protection d’un « colis » de Counter-Strike. Le Zombies est lui aussi de retour et si la formule n’a guère évolué, c’est toujours du contenu très sympa. Notons au passage que Black Ops Cold War autorise le cross-platform et que la progression multijoueur est intégrée à celle de Warzone : tout ce qui est débloqué dans Cold War peut être utilisé dans Warzone, l’inverse étant aussi vrai.

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