[Test] Jeux de société : Oceans et Patchwork Express

24 Mar 2021 - Carlito

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Océans – Votre espèces survivra-t-elle ?

  • Océans Edition Limitée
  • Auteurs : Dominic Crapuchettes, Nick Bentley, Ben Goldman, Brian O’Neill
  • Illustrateur : Catherine Hamilton, Guillaume Ducos
  • Éditeur : Funforge
  • Genre de jeu : Combinaison, Cartes
  • Nb de joueurs / âge / temps de jeu : 2 à 6 / 12+ / 1 à 2h


Disponible à 44€90 Ludum.fr

 

Plongez dans l’immensité du cosmos, un monde sous-marin mystérieux où votre survie est constamment menacée. Tentacules, dents acérées, encre noir, fanons… Dans Océans, vous devrez habilement faire évoluer vos espèces en leur attribuant de nouvelles caractéristiques pour leur permettre de se protéger ou d’attaquer, et se nourrir suffisamment pour survivre et dominer les autres espèces.

Chaque joueur commence la partie avec six cartes Traits piochées aléatoirement. Ces cartes représentent les caractéristiques que vous pourrez utiliser au cours de la partie pour créer des espèces puis les faire évoluer.

A votre tour, vous devez jouer 1 carte de votre main (deux cartes à partir d’un certain moment du jeu). Si c’est le premier tour, cette carte vous sert à créer une nouvelle espèce, mais durant les tours suivants lorsque vous jouez une carte vous pouvez choisir de créer une nouvelle espèce ou faire évoluer une de vos espèces déjà en jeu dans la limite de 3 cartes maximum par espèce. Cette carte lui attribue différentes caractéristiques comme de la puissance d’attaque, de fouissage et/ou de la défense, et souvent une action spéciale. Ces actions peuvent par exemple protéger votre espèce, lui garantir de la nourriture à chaque tour ou encore créer des combos en réagissant à des actions faites par les autres espèces. Vous devez choisir habilement les cartes que vous attribuez à vos espèces pour vous garantir de les nourrir un maximum tout en assurant leur survie.

Après avoir joué une carte de votre main, vous devez nourrir une espèce. UNE seule espèce. Généralement plus vous avez d’espèce, plus vous pouvez faire de point à chaque tour. Mais seule une espèce peut se nourrir par tour soit en attaquant une autre espèce si elle a de la force d’attaque, soit en fouissant dans le récif. Vous récoltez ainsi des poissons sur l’espèce attaquée ou dans le récif selon le mode d’alimentation choisi.

Enfin viens l’étape de vieillissement de toutes vos espèces. Vous prenez un jeton poisson sur chacune de vos espèces, que vous placez derrière votre paravent pour obtenir un point de victoire par poisson en fin de partie. Mais si une espèce n’a aucun poisson lors de cette phase, elle ne survie pas et s’éteint… C’est la dure loi d’Océan. Vous comprenez ainsi rapidement qu’il faut trouvez des interactions entre vos espèce ou en réaction aux actions adversaires, un moteur à poisson pour pouvoir garantir à vos espèces de s’auto-alimenter et ainsi garantir leur survie et vous permettre de récolter un maximum de points.

La partie prend fin lorsqu’il n’y a plus de poisson disponible dans l’océan. Le joueur avec le plus de points l’emporte.

Pourquoi on a aimé Océans ?

Si vous avez déjà joué à son grand frère, Evolution, vous serez en terrain connu, même si Océans se démarque suffisamment pour être un jeu à part. Pour les autres, Océans nécessite une première partie pour bien être pris en main. Pour cela, une variante sans les créatures abyssales permet d’aborder la partie avec toutes les mécaniques sans avoir un jeu trop complexe ni agressif. De plus, vu qu’on ne peut jouer qu’une carte durant les premiers tours, Océans permet une lente montée en puissance du moteur que l’on crée. Vos espèces commencent lentement à être créées et évoluer, et lors des phases d’alimentation vous allez la plupart du temps vous fournir dans le récif plutôt qu’attaquer l’adversaire. Mais au bout d’un moment le récif va manquer de poissons, et les prédateurs vont apparaître pour s’attaquer aux autres espèces, mais surtout à partir d’une certaine condition, l’explosion Cambrienne a lieu, et les choses sérieuses commencent. Non pas que le jeu était inintéressant jusque-là, mais la partie gagne en intensité et en complexité. Vous jouez désormais 2 cartes par tour et vous devez également faire vieillir 2 fois chacune de vos espèces, et donc avoir plus de risque de les voir s’éteindre. Pour limiter la casse, vous devez trouver des combos pour leur apporter des poissons. Certains vont par exemple absorber les poissons d’une espèce adjacente, qui peut être la vôtre ou celle d’un adversaire, ou se nourrir en réaction d’une attaque. Une grande force d’Océans est que le jeu ne manque pas d’interaction et d’agressivité entre les joueurs, mais aussi entre vos propres espèces.

Pour construire des combos tous aussi puissants et divers les uns que les autres, le jeu propose environ 90 cartes Abysse uniques. Ces cartes sont plus intéressantes que celle de la pioche de base, mais pour les jouer vous devez payer un coût en point de victoire. Vous devez donc être sûr de les rentabiliser avant de les jouer.  Avec ses 90 cartes, Océans propose une bonne rejouabilité, également assurée par une vingtaine de cartes scénarios. A chaque partie, 2 cartes scénario sont mises en place et activées lorsqu’il n’y a plus de poissons dans le compartiment d’océan leur correspondant. Certains scénarios rendent le jeu plus complexe, d’autres plus agressifs ou les 2 à la fois, vous obligeant à chaque partie à vous adapter. On en revient alors au cœur de ce qu’est Océans : savoir s’adapter pour survivre et gagner.


Disponible à 44€90 Ludum.fr

On a aimé :

  • Une variante pour prendre en main le jeu plus facilement
  • Une forte interaction entre les joueurs
  • Une construction progressive des combos
  • Les cartes Abysse et les scénarios qui ajoutent une belle rejouabilité

Patchwork Express – Tetris et bouts de tissus

  • Patchwork Express
  • Auteurs : Uwe Roseberg
  • Illustrateur : Klemens Franz
  • Éditeur : Funforge
  • Genre de jeu : Placement de tuiles
  • Nb de joueurs / âge / temps de jeu : 2 / 6+ / 15min


Disponible à 19€90 Ludum.fr

 

Vous avez 10-15 min de disponibles et une folle envie de jouer ? Retrouvez tout le plaisir de Patchwork dans un format temps plus court ! Ah mais vous ne connaissez pas Patchwork ? Pas de problème, ça ne vous prendra que 5min de plus pour que l’on vous explique les règles. Je m’en occupe tout de suite !

Patchwork Express reprend les bases de Patchwork en les simplifiant et en raccourcissant le temps de jeu (qui n’était tout de même déjà pas bien long). Chaque joueur a un plateau de 7×7 cases qui lui sert de support pour la création de son Patchwork. Un plateau Chrono, commun aux 2 joueurs, est placé au centre de la table avec des pièces de tissus en forme de polyominos réparties en cercle tout autour.

Dans Patchwork Express, vous ne jouez pas forcément à tour de rôle. C’est le joueur dont le pion est le plus en retard sur le plateau Chrono qui joue. A votre tour, vous avez le choix entre avancer votre pion sur la piste chrono pour gagner des boutons ou récupérer une tuile de tissu pour la placer sur votre plateau. Si vous avancer sur la piste chrono, vous placer votre pion sur la case situé juste devant le pion de votre adversaire pour gagner autant de bouton que le nombre de cases ainsi parcourues. Ces boutons sont les points de victoire mais également la monnaie. Si vous décidez de prendre une tuile de tissu, vous devez choisir une des trois tuiles placées devant le pion neutre autour du plateau, déplacer le pion neutre après la tuile choisie, puis placer la tuile sur votre plateau comme vous le souhaitez. La plupart des tuiles ont un coût en boutons et en temps. Le temps représente le nombre de cases que votre pion doit parcourir une fois la tuile placée. Lorsque votre pion se déplace à travers un bouton du plateau chrono, vous récoltez autant de boutons que le nombre de boutons que vous avez sur les tuiles de votre plateau. Vous récoltez également une pièce de cuir si vous êtes le premier à vous arrêter dessus ou la dépasser. Ces pièces de cuir sont très intéressantes pour combler des trous sur votre patchwork.

La partie s’arrête lorsque les deux joueurs ont atteint la ligne d’arrivée. Le gagnant est celui qui a la plus de points de victoire en additionnant le nombre de boutons possédés moins 2 points par case vide sur son plateau.

Pourquoi on a aimé Patchwork Express ?

N’ayant pas joué à Patchwork premier du nom, nous n’allons pas vous dire lequel est le mieux et s’il est intéressant ou non de posséder les deux versions. Ce qui est sûr, c’est que nous avons adoré Patchwork Express et que nous y jouons plusieurs fois par semaine depuis que nous l’avons. Mais pourquoi autant d’amour ? Patchwork Express reprend très simplement le principe du placement de tuile à la Tetris où l’on emboite des polyominos les uns dans les autres tout en y ajoutant de la stratégie. Le choix des tuiles se fait selon plusieurs variables : la complexité de sa forme et le nombre de boutons qu’elle peut nous apporter, mais aussi son coût en boutons et en temps. Il est important de bien réfléchir à la pièce que l’on choisit et de savoir temporiser pour rejouer un tour supplémentaire avant son adversaire ou optimiser son déplacement afin de regagner les boutons nécessaires pour avoir accès à des tuiles plus chères. On essaye également au maximum de récupérer des pièces de cuir bien utiles pour remplir des cases vides mal placées. Simple, rapide, efficace et accessible !

Si vous connaissez Patchwork, voici les différences :

  • Les plateaux font 7×7 cases, et il n’y a pas de tuile bonus 7×7 ni tout autre bonus.
  • Il y a 6 pièces de cuir à placer sur le plateau chrono
  • Les pièces bleues avec une étiquette carrée sont mises en jeu lorsqu’il ne reste que 5 pièces dans le cercle.
  • Il y a 6 pièces de cuir à placer sur le plateau Chrono.
  • Les boutons sont plus gros pour une meilleure prise en main pour les enfants

Les autres règles restent inchangées.


Disponible à 19€90 Ludum.fr

On a aimé :

  • Simple et efficace
  • Des parties express (10-15 min)

[Test] Jeux de société : Oceans et Patchwork Express