Test Roborock S7 : une fonction serpillère évoluée qui tient toutes ses promesses

16 Avr 2021 - Carlito

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Avec sa base de chargement compacte, dans sa robe blanche, le S7 est plutôt discret et s’intègre assez bien dans un séjour. Un indicateur lumineux en arc de cercle indique le niveau de charge de la batterie, mais il peut être désactivé. L’appareil est livré avec un minimum d’accessoires : pas de filtre ni de brossette de rechange, ce qui n’est pas surprenant étant donné le prix agressif auquel Roborock le lance. Pas non plus de serpillère lavable de rechange et c’est bien dommage, cela aurait été pratique pour faire un roulement.

Installation et connexion rapides

L’installation se résume au branchement de la base et à l’installation du robot dessus. Pour profiter de toutes ses fonctionnalités, il faut le connecter au réseau WiFi. La démarche est assez simple et s’effectue en quelques clics, en se laissant guider par l’application. Contrairement à certains robots que nous devons rapprocher de notre box Internet pour réaliser la première connexion lors de nos tests, avec le S7, tout se passe sans encombre puisqu’il se connecte immédiatement.

Pour toutes les manipulations, le S7 « parle », sachant que la langue peut être choisie dans l’application et le niveau sonore peut être réglé jusqu’à être inaudible. Une voix féminine nous informe de chaque manipulation « bac à poussière retiré », « réservoir d’eau installé »… Ça n’est pas désagréable et même plutôt pratique pour confirmer les manipulations.

Contrairement au Roborock S6 MaxV, qui disposait lui aussi d’une fonction serpillère, il n’est pas nécessaire d’installer un tapis de protection sous le robot. En effet, quand il rejoint sa base, le S7 surélève automatiquement sa serpillère, de manière à ce qu’elle ne repose pas sur le sol alors qu’elle est humide. C’est bien vu de la part de Roborock et cela fonctionne à merveille.

Laisse pas traîner ton fil

Le S7 n’utilise pas de caméra mais un télémètre laser qui lui permet de cartographier le logement et de naviguer dans la maison de manière méthodique. En un seul passage, il établit une cartographie complète, sur laquelle on distingue clairement la surface de chaque pièce, l’emplacement des meubles et un prédécoupage des pièces, que l’on peut modifier. La cartographie livrée ainsi que la proposition de délimitation des espaces sont pertinentes.

Cela permet au S7 de se repérer dans le logement. Il n’oublie pas de zone et nettoie très bien tous les espaces désignés, y compris quand on lui confie la maison entière. Il se débrouille très bien des obstacles qu’il croise. Par exemple, il a très bien géré les pieds de notre table ronde et de nos quatre chaises, nettoyant méticuleusement tout autour. Quand il grimpe sur un obstacle, comme promis par Roborock, il soulève son module serpillère pour pouvoir s’en dégager sans problème.

En revanche, il a une fâcheuse tendance à s’emmêler dans les câbles, plus que d’autres. Il les avale et il ne les lâche plus. Même constat concernant les lacets : s’il les accroche, il traîne les chaussures derrière lui dans toute la maison. On peut certes lui interdire certaines zones dans l’application en personnalisant la cartographie pour éviter les petits accidents, mais attention tout de même aux smartphones et autres appareils en charge !



Autre remarque : selon les obstacles qu’il rencontre, il peut parfois se montrer un peu brute (selon leur hauteur vraisemblablement). Autant il approche de notre buffet ou des pieds de notre table avec douceur, autant il a bousculé sans ménagement la gamelle d’eau de nos chats. Là encore, cela peut se régler dans l’application. Pour optimiser l’utilisation d’un robot, l’idéal est d’assister à sa première progression dans l’habitation pour identifier les zones qui lui poseraient éventuellement problème.

Une aspiration efficace et ajustable

La puissance d’aspiration peut être réglée dans l’application selon 4 niveaux (dont le premier est dit « silencieux »). Malgré la présence de deux chats à la maison, pour nettoyer nos sols durs (parquet et carrelage), nous avons utilisé la plupart du temps la puissance normale, largement suffisante pour que le sol soit impeccable. D’autant que le S7 longe bien les murs et fait soigneusement le tour des meubles ou des obstacles.

Nous remarquons que même à puissance normale, il s’avère assez discret dans l’accomplissement de sa tâche. En utilisant le mode silencieux, on pourrait même le faire fonctionner de nuit sans être réveillé (selon la configuration du logement bien entendu).

Pour les possesseurs de tapis, le S7 détecte quand il monte dessus et enclenche automatiquement la puissance d’aspiration maximale pour fournir un résultat optimal. Nous avons eu l’occasion de tester cette fonction qui s’avère à la fois pratique et efficace. Elle peut être désactivée dans l’application, auquel cas, la puissance demeurera identique sur les tapis.

L’architecture du S7 étant assez semblable à celle du S6 MaxV, on retrouve le même collecteur de déchets, assez petit, qui se remplit rapidement, surtout si on aspire des poils d’animaux. Il faudra penser à le vider souvent, d’autant que l’application n’envoie hélas pas de notification quand il est plein. Notez que Roborock a judicieusement prévu sous le collecteur une petite trappe pour ajouter une base avec vidange automatique, qui sera disponible en option. De quoi rendre ce robot encore plus autonome.

Le collecteur a également un autre défaut : une ouverture (par laquelle il se remplit) placée vers le bas. Si on ne prend pas soin de le retourner en allant le vider, on sème ce qu’on vient de récolter.

Et cette serpillère, ça swingue ?

La fameuse serpillère vibrante est la principale innovation de ce S7 (VibraRise). Selon les promesses de Roborock, elle frotte les sols jusqu’à 3000 fois par minute pour éliminer les taches les plus incrustées. La mise en place est assez simple : il suffit de glisser la plaque dédiée (sur laquelle la serpillère est scratchée) sous le robot puis de remplir le réservoir d’eau. L’ouverture est toujours aussi petite (comme sur le S6 MaxV), mais la forme rectangulaire du réservoir facilite son remplissage (celui du S6 MaxV était en partie plat).

Quand on active la fonction de lavage, on voit clairement la serpillère s’abaisser et en s’approchant on l’entend vibrer. Toutefois, contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, le niveau sonore ne s’en trouve pas beaucoup plus élevé. Quant au résultat, il est à la hauteur de nos attentes : le S7 nous rend des sols immaculés, même après une journée entière passée en cuisine par exemple. Et on apprécie toujours le séchage rapide après le passage du robot.



Roborock semble avoir pensé à tout et a clairement « bichonné » cette fonction serpillère. L’application propose de nombreux réglages. D’abord, la possibilité de gérer l’intensité de frottement selon trois niveaux ou bien entendu de désactiver la fonction. On trouve aussi un parcours de lavage du sol « approfondi » dans lequel les passages du robot se chevauchent de manière à ce qu’il lave deux fois le sol en un seul passage. La gestion des tapis quand le robot est paré du module serpillère est un vrai plus. Dans l’application, on peut choisir que le S7 évite tout simplement les tapis en les contournant ou qu’il monte dessus pour les aspirer, en soulevant son module serpillère. Nos tests nous ont permis de vérifier l’efficacité de cette fonction. Le S7 est ainsi parfaitement autonome dans un environnement domestique. Il va même jusqu’à relever sa serpillère lorsqu’il rejoint sa base en fin de nettoyage, pour préserver les zones déjà nettoyées. Il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce mode serpillère fort appréciable. Pensez toutefois à surveiller le remplissage du réservoir d’eau, car on ne reçoit pas de notification quand il est vide.

Une application complète pour personnaliser le nettoyage

L’application offre de nombreuses possibilités de réglages et de personnalisation. Comme évoqué, on peut régler la puissance d’aspiration, l’intensité de frottement de la serpillère ou encore la manière dont le robot réagit s’il rencontre un tapis.

Naturellement, l’application permet aussi de programmer le S7, de manière très fine : jour, horaire, aspiration et/ou serpillère, pièces que l’on désire nettoyer. Plus qu’une planification, on peut établir de véritables programmes de nettoyage en adéquation avec ses habitudes de vie. Il est même possible de déterminer dans quel ordre le robot nettoie les pièces de la maison.

Les cartographies établies par le S7 peuvent être entièrement personnalisées : on peut rediviser des pièces différemment ou les fusionner, les nommer, placer des murs virtuels, définir des zones sans serpillère et interdire l’accès du robot à certaines zones – nous l’avons par exemple fait pour la gamelle d’eau de nos chats et les câbles à proximité de notre téléviseur. Il est possible de régler les dimensions de ces zones très simplement, la surface (en m2) s’affiche même au fur et à mesure de la modification.



Dès l’écran d’accueil, on a accès à la carte personnalisée et aux paramètres principaux pour lancer un nettoyage, sans devoir rentrer dans le détail des menus : aspiration, serpillère, pièces ou zones à nettoyer et lancement du nettoyage. En haut de l’écran s’affichent d’autres informations utiles comme la surface, le niveau de batterie et le temps de nettoyage. Quand un cycle est lancé on peut même suivre en temps réel la progression du robot dans la maison. Notez que les commandes vocales sont prises en charge (Amazon Alexa, Google Assistant et raccourcis Siri).

Un entretien facilité, comme promis

L’entretien est assez classique : vidange régulière du collecteur, époussetage des capteurs, nettoyage du collecteur et du filtre (lavables à l’eau), puis de la brossette latérale… À ce propos, les cheveux ont inévitablement tendance à s’emmêler autour de cette brossette, ce qui est assez habituel. Etant donné qu’elle est vissée, il faudra donc s’armer d’un tournevis de temps en temps.



Quant à la brosse centrale de nouvelle génération, Roborock en promet un entretien facilité puisqu’elle est uniquement pourvue de lamelles en caoutchouc, sans poil. Promesse tenue, ce que nous avons particulièrement apprécié avec nos animaux domestiques dont les poils s’incrustent dans les brosses classiques ; ici, ils sont tous aspirés. Quant aux cheveux, ils s’emmêlent autour mais s’en détachent très facilement, en un coup de ciseaux. La lingette, elle, est lavable en machine.

Quant à la face supérieure du robot et de sa base, il faudra les épousseter régulièrement car le revêtement blanc ne pardonne pas : la moindre poussière y est visible.

L’application donne une idée de l’état des principaux éléments (filtre, brosses, capteurs) pour savoir à quel moment il sera nécessaire de les nettoyer.

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