[Test] Sony Playstation 5, la nouvelle expérience

6 Nov 2020 - Carlito

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Après sa concurrente américaine hier, il est temps de parler de notre retour d’expérience de la nouvelle console de Sony. Alors qu’elle sort dès la semaine prochaine aux Etats-Unis pour fêter le nouveau Président américain, il faudra attendre le 19 novembre prochain pour mettre la main sur la nouvelle Sony Playstation 5 ou Sony PS5 pour les intimes.

Chez le constructeur nippon, s’il y a bien deux versions, elles ne se différencient seulement sur la présence d’un lecteur Blu-Ray ou non. Pour le reste, c’est exactement la même machine avec la même puissance. Du coup, pour le consommateur final, c’est plus simple à comprendre et tout le monde aura la même expérience.

On ne reviendra pas sur les détails techniques puisqu’on en a déjà parlé en long, en large et en travers. Vous les trouverez dans notre article récapitulant toutes les infos sur la Playstation 5 ou PS5 pour ceux qui préfèrent.

Packaging et Design de la Sony Playstation 5

Comme on pouvait s’y attendre avec la taille de la console, le packaging n’est pas du genre discret mais contrairement à sa concurrente, il y a une poignée intégrée pour la transporter plus facilement puisqu’elle aura du mal à rentrer dans un sac classique. Avec une telle boîte, cela nous a rappelé le bon vieux temps avec la première PS3 ou encore la toute première Xbox. Oui, c’est gros mais quelque part, on a un peu l’impression d’en avoir pour notre argent. C’est une boîte blanche avec une sorte de skin en carton léger par dessus. Cela permet ainsi à Sony de créer tranquillement de nouveaux packaging et ce, sans avoir à revoir les lignes de productions dans le futur.

Dans la boîte, et dans notre cas, se trouve bien évidemment la PS5 dans sa version avec un lecteur Blu-Ray. A cela s’ajoute la toute nouvelle manette Dual Sense, un câble d’alimentation, un câble HDMI et un câble USB-C pour recharger la manette. Il y a également une base pour poser la console dessus. Si la PS5 pourra s’en passer en position verticale, elle est obligatoire en position horizontale. A noter que dans cette position horizontale, la PS5 prendra autant de place qu’un gros lecteur Blu-Ray. Du coup, elle rentrait malgré tout dans beaucoup de meubles actuels. Et enfin, on rappellera que le jeu Astro’s Playroom est préchargé sur la console.

Pour la PS5 en elle-même, c’est une tour, et oui, elle est grande quand elle est en position debout. Alors que sa taille pourra faire penser le contraire, la PS5 n’est pas si lourde à notre grande surprise. C’est peut-être sa taille qui fait que le poids est mieux réparti. En façade, on retrouve un port USB-A et un port USB-C ainsi que les boutons d’éjection de Blu-Ray et d’alimentation. Sans surprise, au dos, on retrouve deux ports USB-A, un port Ethernet, un port HDMI et un port d’alimentation. Et comme pour sa concurrente, chose qu’on n’avait pas remarqué lors de la prise en main, il n’y a pas de sortie optique non plus pour le son, c’est tout via HDMI désormais.

On notera la possibilité d’y brancher n’importe quel disque dur ou disque SSD externe pour étendre la mémoire de la console et y installer principalement les jeux PS4. D’ailleurs, dans les options de la console se trouve une option qui permet d’installer automatiquement tous les jeux PS4 par défaut sur ce disque externe. Si on souhaite étendre la mémoire même de la console, pas de port d’extension de stockage comme sur la Xbox Series X mais un emplacement M.2 NVMe à l’intérieur de la console. Il faudra juste « ouvrir » la console, chose qu’on n’a pas fait encore puisqu’on n’avait de disque M.2 NVMe à disposition et surtout, cela sera disponible seulement via une prochaine mise à jour selon Sony. Western Digital est sur le coup apparemment.

Concernant la finition, rien de spécial, la finition est de bonne qualité et la seule chose qui peut faire peur à long terme, c’est de voir le blanc de la console jaunir avec le temps. C’est souvent le cas malheureusement avec le plastique blanc et seul le temps nous le dira. On se souvient de notre PS4 blanche qui est jaune maintenant. La petite touche d’originalité de la console, c’est que si on regarde bien le revêtement interne de la PS5, il y a des milliers de Croix, Carré, Triangle et Rond, soit les fameuses touches de Playstation, on adore ! C’est tout bête mais c’est le genre d’attention qu’on apprécie.

La Dual Sense pour faire la différence

Quand on découvre la Dual Sense pour la première fois, on ne peut ne pas penser aux prototypes de manettes pour la PS3 à son époque. On retrouve ainsi un design plus long aux extrémités qui permet une excellente prise en main et ce, quelque soit la taille de la main. La toute première impression autour de la Dual Sense est très bonne, elle respire la qualité et la finition est meilleure que celle de la PS4. La prise en main a été immédiate et tout tombe parfaitement sous les doigts. Les arêtes sur la croix directionnelle sont par ailleurs moins anguleux et donc plus agréable. Les 4 boutons principaux sont quelques peu plus espacés que précédemment mais on a vite retrouvé nos marques.

Mais ce qui nous a le plus impressionné dans un premier temps, ce sont ces gâchettes adaptatives qui permet d’avoir un retour de force, ce qui est loin d’être anodin puisque cela permet d’avoir une expérience des plus agréables. Alors que les manettes classiques permettent une résistance constante, ici, en fonction du jeu, les développeurs pourront simuler plusieurs niveaux de résistances. C’est vraiment bluffant. Mais ce n’est pas tout, à cela s’ajoute en plus un nouveau moteur haptique avec des vibrations HD similaires à ce que proposent les Joycon de la Nintendo Switch mais en plus puissant et avec plus de finesse. Du coup, contrairement aux vibrations des manettes plus classiques, le moteur permet des rendus très fins si bien que dans Astro’s Playroom par exemple, on sent quand on passe d’un sol en métal à un sol en verre, etc. C’est vraiment impressionnant.

Si on retrouve des sticks analogiques symétriques qui ne plairont pas forcément à tous les joueurs, ils restent super efficaces. En effet, on apprécie la nouvelle texture et la nouvelle forme sur le dessus des sticks analogiques qui permettront une meilleure accroche. On espère juste que la qualité sera au rendez-vous et que le caoutchouc ne rendra pas l’âme trop vite comme ce fut le cas lors du lancement de la PS4. Mais ce n’est pas tout, on notera le petit haut-parleur, très efficace quand il est bien utilisé et la surface tactile cliquable qui ne sert pas toujours mais qui a le mérite d’être présent, ce qui peut donner des options supplémentaires pour les développeurs dans de futurs jeux.

Mais toutes ces nouveautés ne seraient rien sans une vraie mise en situation. Et c’est là qu’Astro’s Playroom entre en jeux. En effet, de prime abord, on aurait pu penser à un simple jeu de plateforme pour concurrencer Mario ou autres, mais non. Astro est bien plus qu’un jeu de plateforme. En plus d’être complet et fun à jouer, c’est une impressionnante démo technique pour la Dual Sense.

On pensait passer une ou deux heures et au final, on a passé des heures dessus pour tester la Dual Sense. Alors oui, tout peut sembler gadget comme souffler dans le micro, utiliser la surface tactile pour faire monter une fermeture éclair, mais là où Sony a fait très fort, c’est que tous ces gadgets permettent d’entrevoir de nouvelles interactions dans un jeu et c’est vraiment grisant.

Alors qu’on pensait que la guerre des consoles et des plateformes de jeux allaient se jouer à coup de téraflops, on se demande si Sony n’aurait pas pris une avance grâce à la Dual Sense. On est à la limite de penser que la Dual Sense est LA raison d’achat d’une Sony PS5. Les éditeurs se sont déjà exprimés sur le sujet et les versions PS5 d’un jeu multiplateformes prendra en compte la Dual Sense, ce qui rajoutera un vrai plus à la version PS5 d’un jeu.

Et enfin, comme à son habitude, Sony ne propose pas la possibilité d’utiliser des piles LR6 (AA) avec sa manette, ça passe forcément par une batterie intégrée et qui perdra forcément de sa superbe au fil du temps. Elle se recharge via un port USB-C et pour son autonomie… tout dépendra de vos usages. Dans nos tests sur un peu moins de deux semaines, on avait une autonomie autour d’une semaine avant de passer par la case recharge. On notera que la Dual Sense se recharge très bien via un chargeur de smartphone. Elle sera vendue 69,90 euros seule. 

L’interface et l’expérience utilisateur

Bon, on n’a pas le droit de vous montrer encore l’interface utilisateur pour ce test. Pourquoi ? Parce que selon Sony, il y a encore des changements possibles d’ici son lancement le 12 novembre aux Etats-Unis. Patience. Mais on a le droit de vous en parler quand même. Du coup, sans surprise, on retrouve une interface utilisateur à l’horizontal comme ce fut le cas sur la PS4. Parce que c’est une nouvelle console, Sony a fait l’effort de proposer une interface utilisateur revue. On salut l’initiative parce qu’en allumant la console, même si l’expérience n’est révolutionnaire, elle a tout de même le mérite d’être nouvelle. Et on se retrouve avec quelque chose de différent et non cette impression de déjà-vu de la Xbox Series X par exemple.

La partie principale de l’interface se divise en deux catégories. Le premier se nomme tout simplement « Jeu » et propose d’accéder aux derniers jeux auxquels on a joué ainsi que l’accès au Playstation Store et au Playstation Plus. Pas très original mais c’est efficace. Dans la seconde catégorie, on retrouve tout le reste, à savoir le côté multimédia avec les applications qui vont avec. Encore une fois, rien de révolutionnaire. En haut à droite se trouve le profil du joueur et les paramètres. Simple et efficace. Quand on appuie sur le bouton « Playstation », on accès à un menu contextuel avec l’accès à l’accueil, les notifications ou encore les médias récents liés au jeu sur lequel on est en train de jouer.

Si on n’a pas le droit de vous partager des captures, on peut partager cette nouvelle vidéo de Sony !

La stratégie et les jeux

Alors que Microsoft parle d’écosystème, Sony se la joue bien plus classique. La Sony PS5 est une toute nouvelle console et avec, on aura droit à des jeux dédiés. Si on parlera pas forcément tout de suite d’exclusivités PS5, on peut d’ores et déjà parler d’exclusivités Sony (pour la PS4 et la PS5). Si l’écosystème de Sony reste important, Sony est là pour vendre des consoles aussi et pour cela, il n’y a pas 36.000 façons de faire, Sony devra proposer des jeux uniques qui donneront envie d’acheter la console.

Aussi, Sony arrive avec un lancement quelque part plus solide avec de vraies exclusivités dans les consoles de nouvelle génération. Si on peut citer Astro’s Playroom, on notera surtout Marvel’s Spider-Man : Miles Morales ou encore Demon’s Souls. Et c’est là que la différence se fera essentiellement. En effet, au lancement de notre Xbox Series X, on a été déçu de ne pas avoir de nouveautés sous la main. C’est totalement l’inverse avec la Sony PS5.

Alors qu’Astro se chargera de nous vendre la manette, Marvel’s Spider-Man : Miles Morales et Demon’s Souls se chargeront de nous montrer ce qu’est un titre pour console de nouvelle génération. Si on n’a pas pu encore essayé Demon’s Souls à l’écriture de ce test, Marvel’s Spider-Man : Miles Morales a réussi à nous montrer toute la puissance graphique que peut apporter une console de nouvelle génération.

Concernant Spider-Man, si on regarde vite-fait, on ne verra pas tout de suite une différence avec la génération actuelle de console mais en s’attardant sur les graphismes, on remarque des volumes et de des textures assez folles pour nous permettre d’entrevoir les prochaines générations de jeux. Il suffit de voir dès le début la doudoune arrachée de Miles Morales pour se faire une idée. En plus de cela, le jeu se charge tellement vite qu’on peut se mettre à jouer instantanément, cela permet une approche totalement différente.

Et pour être juste, Sony a toujours procédé de la sorte et le futur de la PS5 s’annonce de la même manière avec une tonne d’exclusivités avec de gros titres bien vendeurs. La base installée de Sony PS4 est telle que les joueurs sur PS4 risquent de se mettre à jour avec une PS5 avant n’importe quelle autre plateforme sur le marché. En plus de cela, Sony a communiqué sur le fait que 99% des titres PS4 fonctionnent sur la PS5. Seule une poignée ne fonctionneront pas (tout est détaillé sur le site de Playstation). Comme on pouvait s’y attendre, pour les jeux PS4, s’ils profiteront de temps de chargement réduits grâce à la puissance de la PS5, ils seront identiques entre la PS4 et la PS5 pour le reste.

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